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Sècheresse 2021 | Publié le 07/07/2021 18:18

Le thermomètre s’affole, les températures s’envolent. Il fait de plus en plus chaud sur terre.

Ces dernières semaines ont été les témoins de vagues de chaleurs intenses dans de nombreuses régions du monde. On ne compte plus les records battus : 49.5°C dans un village au Canada, 34.87°C à Moscou et 48°C en Sibérie. Des incendies dévastateurs font rage en Australie, Californie, Amazonie, Chypre entre autres.

Faut il y voir les prémisses alarmants d’un dérèglement climatique en marche ou les conséquences de phénomènes météorologiques sporadiques ?

A moins d’être un climato sceptique convaincu, force est de constater que l’intensité des aléas climatiques sur Terre est montée de quelques crans depuis des années. Nous avons même l’impression d’assister à une certaine accélération depuis peu avec une barre placée toujours un peu plus haut. En tous cas, pour une large partie de la communauté scientifique, il ne fait guère de doute quant aux raisons de ce que nous subissons. A l’image du climatologue, Jean Jouzel, qui déclarait il y a quelques jours : «Si la crédibilité des scientifiques avait été considérée il y a trente ans, nous n'en serions pas là. Parce que nous sommes aujourd'hui au point que nous envisagions il y a trente ans, en termes de rythme, de réchauffement climatique, de l'accélération de l'élévation du niveau de la mer, des évènements extrêmes, dont on perçoit qu'ils deviennent de plus en plus fréquents ou intenses. Cela nous invite à accorder de la crédibilité à la parole des scientifiques. Si rien n'est fait de sérieux pour lutter contre le réchauffement climatique, si les engagements de l'Accord de Paris ne sont pas respectés, nous allons vers un monde auquel il sera très difficile de s'adapter. »   

Précisément. Outre la violence des phénomènes qui occasionnent des dégâts importants et une grande quantité de victimes, les conditions de vie pour bon nombre d’êtres vivants dont les humains s’annoncent dramatiques. L’eau manque. Et si rien n’est fait à l’échelle mondiale par les gouvernements, il n’y a aucune raison pour que cette tendance ne se poursuive pas avec force comme le rappelle Zeke Hausfather, climatologue américain : « Si nous continuons les émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère, cela va non seulement devenir habituel mais plus fréquent qu'aujourd'hui ». 

Et voila que le rapport publié en juin dernier par l’ONU sur l’état de la sécheresse sur terre prend une raisonnance toute particulière. L’ONU considère que le risque de sécheresse a été largement sous-estimé par les experts. Mami Mizutori, sous-Secrétaire générale et Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe au Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, estimait lors de la publication du rapport que : «La sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n'existe aucun vaccin pour la guérir.» Difficile de ne pas considérer le manque d’eau comme une menace extrême lorsque l’on examine la situation effroyable que traversent certains pays. Pour exemple, nous évoquions dans nos articles passés la situation dans l’ouest des Etats-Unis ou Madagascar. Dans ce derniers cas, on se rend bien compte à quel point une sécheresse extrême peut rendre compliqué, voire impossible un approvisionnement en eau, en électricité et en nourriture.

Madame Mizutori n’est pas plus optimiste que rassurante quand elle rajoute que : « la sécheresse est désormais un phénomène généralisé qui ne touche pas seulement les régions arides de l'Afrique. Les États-Unis, l'Australie et le sud de l'Europe ont déjà connu des épisodes de sécheresse. D'ici la fin du siècle, presque tous les pays en souffriront d'une manière ou d'une autre. »

Cette menace grandissante n’a pas de frontière. Et même si nous ne sommes pas tous égaux face aux catastrophes climatiques, toutes les sociétés, toutes les économies et tous les secteurs en subiront les affres. Agriculture, transports, tourisme, industrie, production d'énergie, nul ne sera épargné, d’une façon ou d’une autre. Raréfaction des denrées, hausse des prix, appauvrissement et migrations des populations, effondrement des PIB, conflits et insécurité, le tableau des réjouissances est large. Nature Communications a, par exemple, rapporté dans sa revue, l’extrait d’une étude indiquant que « près 40% des importations agricoles de l'Union européenne pourraient devenir «très vulnérables» à la sécheresse d'ici le milieu du siècle. »

L’interconnexion des nations dans une économie globalisée nous contraint, dés lors, à appréhender la sécheresse comme une véritable pandémie. Et selon, l’ONU, ce ne sont pas moins de cinq milliards de personnes qui pourraient être affectées par une pénurie d’eau d’ici 2050. 

L’homme, tout à la fois coupable, responsable et victime, connait parfaitement les données du problème et possède, entre ses mains, les moyens d’y remédier. L’issue ne se trouve pas dans les réunions à répétition ou les déclarations d’intention dont les effets sont aussi insignifiants qu’exaspérants mais dans l’action ; immédiate et totale. En espérant qu’il ne soit pas trop tard.

Publié le 07/07/2021 18:18

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